Le zombie, l’angiome et le radis.

Coucou Gertrude.

Tu sais que tous les soirs je perds environ 46 minutes d’espérance de vie ? Pourquoi ? Car on m’a FORCEE (oui parfaitement) à regarder The Walking Dead. Je viens de démarrer la saison 3, et chaque soir mon cœur subit de multiples accélérations suivies d’arrêts purs et simples durant plusieurs secondes.

QUI a eu cette idée de CON ? Tu me diras t’as qu’à arrêter sauf que tu ne PEUX PAS. Alors que pourtant il n’y a aucune quête palpable (si ce n’est vivre un jour après l’autre), tu veux savoir comment ils vont faire pour s’en sortir, si on aura des réponses quant à un éventuel antidote, si on va apprendre comment c’est arrivé à la base…Au final tu ne sais rien si ce n’est qu’un corps humain contient beaucoup de sang et de tripes. Et tu continues, faible que tu es.

WD

Chat passant le casting pour être rôdeur. On « le rappellera » lui dit-on.

Sachant que j’ai un contentieux de type phobique avec les requins et de façon globale le fait de se faire bouffer vivant, tu admettras que je dois être psychologiquement instable pour m’auto infliger ça.

BREF.

L’autre jour une lectrice m’a demandé des news de l’angiome tubéreux de ma Fossette d’amour.

Et bien sache que, comme convenu, il s’est fait la malle. Ceux de la nuque, on ne les voit pas. Ceci est un peu aidé par la coupe dite du mulet, choisie par les gènes capillaires de ma descendance. On est classe, ou on l’est pas.

Celui du sommet du crâne quant à lui a nettement dégonflé. Au toucher, niveau texture, c’est comme un abricot bien mûr. Il n’a jamais moisi malgré la noirceur présente à un moment. Il est de plus en plus blanc, il n’y a qu’environ la moitié du pourtour qui est rouge. Finalement, en terme de couleurs, c’est un peu comme si tu observais un radis vu du ciel (toujours cette histoire de classe innée).

Bon par contre elle a un truc chelou qui est apparu dans le haut du dos à ses 9 mois. C’est comme une bosse légèrement bleutée. Le pédiatre nous a dit que c’était un nouvel angiome (ah…), qu’il fallait surveiller que ça ne grandisse pas mais voilà sinon rien à faire. Depuis ça n’a pas moufté, mais c’est toujours là…

Je ne peux pas en reparler au pédiatre car je l’ai laissé sur le bord de la route (un gros naze en allaitement au bout d’un moment c’est lourd), et ma généraliste n’a vu la Fossette qu’une seule fois (en plus je ne suis pas bien sûre qu’elle ait un avis sur la question)(et puis vu qu’elle est dotée d’un capital de 17 mots (pas plus ! malheureuse !) à prononcer au patient lors d’une consultation, c’est compliqué).

Ainsi, il reste ce point à élucider. J’espère juste que c’est pas un signe de ralliement pour bébés possédés par les Forces du Mal, et qu’elle va pas tenter de me bouffer d’ici quelques mois. Déjà que je la tente en lui filant mon nichon au quotidien… Je cherche les emmerdes aussi.

 

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Comme un jour sans paie.

Aujourd’hui, c’est jour de grève. J’avais pas spécialement prévu de gréver. Sauf que mon employeur, dont je tairais le nom parce que c’est une énorme entreprise et que j’ai l’intention d’en dire du mal (BOULET), a un tout petit peu oublié de me rémunérer.

Et ouais.

En décembre déjà, quand toutes mes collègues pouvaient se rouler dans leurs billets, moi j’avais que dalle. Je pensais qu’avec les fêtes les virements pouvaient merder donc j’attendais sagement…en vain. J’ai fini par faire coucou à mon service du personnel, qui m’a expliqué que le logiciel de paie avait grillé sa pile, et que mon salaire avait implosé. En effet, j’ai reçu une très belle fiche de paie à 5000 euros, ce qui est loiiiiiin d’être normal (mais je peux témoigner, voir une telle somme apparaître te file un mini orgasme et te donne envie de passer une commande chez Darty ou bien aux 3 Suisses mais sans utiliser de codes de réduction)(jsuis une ouf). Sur mon compte bancaire j’ai eu une « avance » correspondant grosso merdo à mon salaire habituel, et un petit courrier pour me dire que tout ce bazar serait régularisé avec la paie de janvier.

Mouahaha. Faudrait que je regarde dans le dico la définition de « régulariser », mais à moins que ça veuille dire « refaire la même chose », c’est pas bon signe.

Toutes mes collègues ont eu leur salaire hier, et moi, je peux me le mettre dans l’oignon. Tout est informatisé, si je ne l’ai pas eu, je ne l’aurais pas tout de suite.

J’ai écrit un mail poli au service du personnel ce matin. Un mail détaché, dans lequel je demande à être mise au courant de l’avancée « de ma thune mon dossier ». En vrai j’avais envie de héler mon interlocutrice avec un mot se terminant en « -asse » (je t’aide : c’est connasse).

pay

 

Du coup j’ai tout envoyé valser. Quand on fait grève on n’est pas payée, mais de toutes façons je ne le suis pas. Donc autant faire ma moule sur mon canapé. Je suis donc là à t’écrire, tout en matant Pierre Bellemare narrer « les enquêtes impossibles ».

Et puis, en vrai, l’école de la Ventouse étant fermée, je dois aller la chercher très tôt sinon la pauvre enfant resterait sur le trottoir, et je culpabiliserais.

Si on me paie pas, tu créeras un compte sur Le Pot Commun et tu récolteras des fonds pour m’aider à financer un mois entier d’apéros hein ? Tu me laisseras pas dans ma détresse ? Dis ? Dis ?

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Et si on appelait le samu ?

Il y a un bon moment, on a été invité pour l’apéro chez des voisins vieux, avec d’autres voisins, jeunes : tu sais, le beau gosse qui produit des dessins animés. Le mec, il serait pas marié, il pourrait faire le bachelor.

Bref, pour notre apéro…non désolée faut encore que je fasse une parenthèse.

Quand t’as visiblement du blé qui déborde par tes fosses nasales, du vrai parquet, des meubles achetés chez un vrai marchand de meubles genre Roche Bobois, Gautier, bref pas chez But, tu proposes pas TROIS pauvres choix d’apéro ! Mais QUI boit encore du porto ??? Je n’accepte le porto que dans l’appellation « mousse de canard au porto », le reste n’est que vacuité. Les deux autres choix étant whisky (beurk) et Ricard (geeerbeuuuh), j’ai bu du jus d’orange et j’espérais que les petits canapés, seules victuailles, ne fussent pas sucrés salés sinon j’aurais fait un scandale. Oui parce qu’en plus, on a eu juste des canapés, certes très bons, mais pas de bretzels ! Te rends-tu compte ? PAS de BRETZELS !! Ces gens veulent ma mort.

Anyway, dans la conversation, vu qu’on est tous des habitants récemment installés, on en vient à causer médecins traitants. De fil en aiguille on arrive sur les urgences pédiatriques et, ponctué d’un clin d’oeil complice, nos jeunes voisins abordaient avec une certaine gravité le soulagement de pouvoir compter sur le 15 les nuits de détresse avec un ou des enfants en bas âge « Heureusement qu’ils sont là hein ! »

Là, on leur a un peu pété le groove avec un « ben…on peut pas vous dire on ne les a jamais appelé. »

Silence

silence

« Mais euh…la Ventouse n’a jamais été super malade la nuit ? »

« Si, mais pour nous c’était pas spécialement un motif pour appeler le 15, on passait une nuit blanche et pis le lendemain on allait voir le médecin. Pour le moment on n’a jamais été dans une détresse telle qu’il nous fallait un avis médical là tout de suite maintenant. »

« Ah. Ah non nous on compte plus les fois où on les a appelé, au cas où.. »

Nous je t’avoue on est plus dans l’optique de se rendre aux urgences si l’enfant est transportable et de réserver l’appel au samu dans les cas où l’enfant, par exemple, s’est trouvé amputé d’un membre en jouant à Harry Potter sur la tronçonneuse. Après c’est sans doute car on a grandit dans un environnement dans lequel le médecin traitant était ZE référent. On n’a jamais vu nos parents appeler le samu. Enfin je sais pas, pour nous c’est pas du tout un réflexe. On attend le lendemain pour consulter.

Et puis on a été dépucelé du samu. Je ne sais plus si je te l’ai déjà dit, mais la Ventouse a tendance à faire de l’asthme. Pour le moment elle est suivie par une pédiatre allergologue, on a fait un bilan, elle est sous traitement de fond. Traitement que l’on venait de terminer. Mais deux jours après c’est bien simple c’est comme si on n’avait rien fait. Super. Bref elle toussait depuis plusieurs jours, notamment en position allongée et après l’effort, genre après avoir sauté sur sa vache gonflable dans tout le rez de chaussée telle un kangourou croate possédé.

L’oignon était son colocataire pour la nuit.

Et puis une nuit, vers 2h du mat’, elle se met à tousser comme un rat crevé, intensité force red. Diego y va, chancelant. Il voit que c’est pas comme d’habitude. La Ventouse semble chercher son air, sa respiration est sifflante, sa poitrine se lève énormément puis se creuse…Ni une ni deux, avec calme, il l’emmène dans la salle de bain et fait couler de l’eau chaude pour créer une ambiance forêt tropicale, humide, comme dans la pub Tahiti. Pendant ce temps il la caline et la rassure. Moi je végète au fond du lit sans trop me rendre compte, rapport que cette même nuit la Fossette m’avait fait la misère et venait de se rendormir. Trente minutes plus tard Diego revient avec la Ventouse, et je constate par moi-même qu’elle galère à respirer.

Gniiiiii

On pense tout de suite à la Ventoline. On en donne. La Ventouse est calme. Quand elle parle, elle a la voix cassée. Mon coeur de mère est mutilé. C’est visuellement assez impressionnant, le torse ne fait pas du tout des mouvements naturels.

On décide qu’elle finira la nuit avec nous. Elle en est toute excitée, telle le fier charançon gallicole du chou devant un champ de navets. Mais tout de même, vu qu’elle tousse encore pas mal, on se demande si on a tout bien fait.

Du coup, nous franchissons ze big step : appeler. Au début Diego a voulu appeler les urgences pédiatriques de la plus proche clinique, mais ils n’ont jamais décroché. Je lui dit donc de faire le 15, histoire d’avoir un médecin régulateur. Diego au début il n’osait pas, il pensait que appel au 15 = envoi d’une ambulance, que c’était les urgences avec un grand U. Je ne lui ai pas dit qu’il y a encore pas si longtemps, je pensais la même chose.

Il a eu en ligne un médecin vraiment chouette. Il a bien écouté la description de la tragédie des faits. Il nous dit que d’après ce qu’on lui décrit, ça semble être une laryngite. Là je me dis « mais il rabiote quoi le mec ? » Nan parce que tu vois je ne savais pas ce qu’était une laryngite, pour moi c’était un terme générique qui veut dire « j’ai mal à la gorge, file moi une pastille »…alors qu’en vrai c’est un poil plus « grave », les cordes vocales se serrent et empêchent le passage de l’air, à l’help.

Il demande si on a du célestène…il me semble bien que oui, mais fichtre, les médocs sont dans la chambre de la Fossette (oui on a une vision très personnelle de la sécurité, on met les médocs avec le bébé, et la grande a la boîte de couture avec plein d’aiguilles dans sa chambre)(j’espère toujours que dans la nuit elle me fera une jolie blouse qui va avec tout).

Je rentre dans la chambre, je farfouine, je tombe sur un médoc, il me semble que c’est ça…bingo c’est le générique. Le médecin parait soulagé. Il sort un grand « ouf ! » qui te met l’émotionnel en branle : toi aussi tu es soulagée mais tu angoisses de ce que tu aurais dû faire sans le médoc.

BIEN EVIDEMMENT, en cherchant, je réveille la Fossette, qui se demande quel est tout ce grabuge (chacun son tour en même temps).

Le médecin régulateur nous demande de veiller 1 heure, le temps que le célestène agisse, puis de nous pieuter.

Nous voici donc, tous les quatre, debout dans le salon. On a maté le début de Pinocchio. J’ai pris des photos en souvenir.

Trente minutes plus tard, La Fossette se rendormait (sans problème, merci), puis on se couchait avec la Ventouse.

J’ai dû m’endormir comme une larve de Mexico car je ne me souviens de rien, ni de l’endormissement, ni du lever, que dalle.

Le lendemain on est allé chez notre médecin traitant. C’est une femme, mais là c’était surtout une femme en vacances, du coup on a eu un remplaçant parfaitement baisable charmant. La Ventouse qui d’ordinaire me glue, pleurniche, veut que je lui tienne la main etc, était toute transportée sur les rails du in love, et la demoiselle lui faisait des grands sourires, exécutait la moindre de ses demandes avec empressement, lui a fait un dessin, lui a raconté sa vie. J’ai halluciné. J’ai eu droit à un cours de drague par ma fille de presque 4 ans. Normal.

tequiero

Bon après dans la famille on donne pas dans le subtil non plus.

En sortant elle m’a dit, je cite « maman c’est bien les monsieur docteur, moi j’aime pas les madame docteur, c’est mieux les monsieurs »

QUEL SCOOP.

Bon et sinon c’était bien une laryngite.

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Histoire de contes

Je vis dans un village. Mais un vrai hein, pas un village de 6000 habitants comme il disent à TF1 (les cons). On recense même pas 400 âmes. Il y a quelque chose comme 5 rues, aucun commerce. Pas de putes parce que pas de trottoirs.

Depuis janvier, la Mairie a mis en place une bibiokèt (dixit la Ventouse). Une bibliothèque donc, à laquelle les autres communes des environs ont accès. Alors attention c’est version Mac Gyver hein. Ça a lieu dans la salle communale, là où je faisais de la gym (on m’y reprendra plus). Les bouquins sont dans des caisses, stockés dans la Mairie.

En février, ils ont fait venir une conteuse. C’était en vérité la bibliothécaire d’une commune ayant une « vraie » bibliothèque, mais c’était impec, les gamins ont adoré, on a enchaîné à la maison avec steack frites, bref une journée sympa.

En mars, ils ont souhaité réitérer l’expérience. J’ai vu la petite affichette dans ma boite aux lettres, invitant à s’incrire à l’évènement, qui aurait lieu le 28 mars. Et puis les jours ont passé, j’ai oublié (parce que j’ai pas que ça à foutre et que j’ai – 6000 heures de sommeil).

Cela dit, ma commune étant grave in the mix of the vibes, elle a un compte facebook, sur lequel était rappelé qu’une conteuse venait, inscrivez-vous youpi hourra. Pour cela, on nous donnait un numéro de téléphone, et une adresse mail. La veille, j’inscris donc Diego et la Ventouse par mail (j’aime pas le téléphone) (ça pue)(mais ça n’a rien à voir on est bien d’accord). J’ai en retour un mail me demandant l’âge de mon enfant…ok je réponds. Puis, encore un mail visiblement envoyé à tous les inscrits, rappelant notre rendez-vous littéraire, et nous demandant de venir avec notre « spécialité culinaire », une boisson, et un peu de sous pour le chapeau qui passera en fin de lecture.

Me dis tiens c’est curieux, y’avait rien de tout ça en février…Mais là ça a l’air plus « officiel », peut-être ont-ils appelé une conteuse professionnelle et que du coup ils mettent les petits plats dans les grands ? Ma réflexion s’arrêta là, probablement interrompue par une personne pesant 7.5 kg.

Nous voici samedi. C’est Diego qui est en charge d’amener la Ventouse écouter les contes. Je fais un gâteau, je mets une bouteille de jus multifruits de la marque Intermarché et roule ma poule. Ils partent à 10h.

1h30 plus tard, tout ce petit monde revient.

Moi : « Alors, c’était bien cette lecture de contes ?

Ventouse : Ouiiiiiiiii !

M : Ben vous revenez avec le gâteau ?

Diego : Oui…on avait l’air con, personne n’avait de gâteau hein, t’es allée chercher ça où ?

M : J’ai rien inventé, on me l’a demandé par mail ! Atta je vais te le lire

« Je vous confirme votre inscription à Bidule truc chose, qui se rend dans toutes les communes du département, chez un habitant, raconter des contes. Merci donc de vous rendre chez Madame Blitzbikinibike à 16h, avec : – Votre spécialité culinaire – Une boisson – Un peu d’argent pour le chapeau qui passera en fin d’histoires »

Là, j’ai bien senti que ç’aurait été mieux de ma part de lire attentivement le mail.

Diego me lance un regard mi amusé, mi consterné, mais aussi mi colère. D : « Mais….à quoi tu nous a inscrit ??? »

BONNE QUESTION MON GUEUX

Du coup on cherche, c’est un truc fait chez l’habitant (en l’occurrence dans notre village), une conteuse lit des histoires, avec des thématiques.

C’est quoi la probabilité que dans notre trou paumé il y ait le même jour deux conteuses ?? Bref, parfois c’est pour les adultes (des trucs pornos sûrement), des trucs « familiaux » pour enfant à partir de 7 ans, et parfois des contes pour tout petits.

Là, les contes allaient concerner les enfants de 7 ans. Vu que j’ai donné par mail l’âge de la Ventouse je comprends pas bien pourquoi on m’a pas dit qu’elle était trop jeune mais passons. Moi si tu veux, face à ce genre de situation, ma solution aurait été de tout simplement pas y aller. Ça m’aurait pas empêché de dormir.  Toutefois Diego a plus de moralité que moi, c’est un engagement, faut le respecter blablabla rzzzzz.

Il y est donc allé avec la petiote pendant que je gardais la Fossette qui POUR UNE FOIS, me faisait une sieste du feu de dieu sa mère. J’aurais toutefois bien voulu y aller, car je suis une grosse curieuse et que j’adore la façade de la maison de Mme Blitzbikinibike. Je crevais d’envie de voir comment c’était dedans.

Arrivé là bas, mon homme a fait son gros boulet (ce qui fait donc de facto de nous deux gros boulets). Pour info, une de nos voisines a le même nom de famille que moi (encore cette histoire de probabilité de ouf), et n’étant pas mariés, c’est mon nom usuel.

La conteuse demande « Quelqu’un connait Mme Kisbuel ? Va-t-elle venir ? »

Et Diego qui répond du tac au tac « Oui c’est ma voisine…par contre je ne sais pas si elle vient. »

La conteuse précise « elle m’a dit avoir une fille de 3 ans et demi… »

Diego percute « ah bah du coup euh non c’est pas ma voisine, c’est ma femme et euh, ben on est là »

Je ne saurais pas dire ce qu’à dû penser la conteuse. Niveau crédibilité, il avait le niveau louche à pâte à crêpes de la Foir’Fouille.

Pendant ce temps, moi à la maison…

kung fu

Nan, j’déconne

cochon

cochon2

Diego et la Ventouse sont revenus deux heures plus tard, fourbus. C’était pas du tout adapté à notre charmante enfant, elle s’est fait chier comme un rat crevé. Diego aussi, rapport au fait qu’à la base c’est pas trop le genre à aller à des lectures, mais en plus des histoires destinées à des gamins de dix ans, voilà quoi. En même temps ça lui donne une idée de ce que je ressens quand il me fait un « résumé » sur les différents aspects techniques des poêles à bois. Mon dieu rien que de l’écrire je sens mon souffle vital me quitter un peu. Et puis apparemment c’était un poil bobo-prout prout.

Toutefois, il demeure deux points positifs à cette mésaventure. Déjà, chez Mme Blitzbikinibike, c’est laid. Il y a une grosse poutre qui traverse le salon et que tu te prends en pleine poire si tu n’es pas nain. Les pièces sont mal distribuées et c’est très sombre. Donc voilà, c’est pas la peine de se la péter avec des volets bleus et des pierres apparentes si dedans tu peux mourir parce que t’as voulu chercher le paquet de bretzels vite fait pendant la pub.

Ensuite il fallait, je te le rappelle, apporter sa « spécialité culinaire ». Et bien au milieu des gâteaux au chocolat miroir, des éclairs faits maison, du plat de rochers coco, de la tarte tatin et du bavarois aux framboises, je peux te dire que mon gâteau au yaourt creusé par les marques du papier sulfurisé a fait sa petite impression.

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Quand Sephora rend hommage à X-Files

X-Files, c’est toute ma jeune adolescence. Avec ma copine on était des grosses fans. Je possédais les K7 vidéo, je les connaissais par cœur. J’avais mon badge d’agent du FBI, et avec ma cop’ on pouvait s’énoncer nos droits en cas d’arrestation : « vous avez droit le garder le silence (etc) ». La classe ou bien ?

J’étais amoureuse de Mulder bien évidemment. Je sais toujours que David Duchovny est né le 7 août 1960. 45 ans plus tard, jour pour jour, on s’échangeait notre premier baiser avec Diego. Coïncidence ? Je ne crois pas. En vérité, c’est toi que j’embrassais, David (enfin en version jeune)(non parce qu’après tu t’es tassé t’étais moins sexy)(mais bisou quand même va).

Au début, niaise que j’étais je prononçais Duchovny avec le son -ch- comme dans « chaudasse », alors qu’il faut prononcer -ck- comme dans « culotte en cuir ».

C’est une série qui a vu passer des supers acteurs que j’ai eu plaisir à revoir ensuite, genre Brad Dourif qui jouera ensuite dans Le Seigneur des Anneaux. Je te mets la photo sinon tu vas me geindre « heiiiin ? C’est qui ? » J’ai honte pour toi.

dourif

Il faut que tu saches, dans X-Files il y a des épisodes cultes. « Quand vient la nuit », avec les bestioles vertes en forêt qui attaquent dès qu’il n’y a plus de lumière, qui a donné lieu à un épisode hyper angoissant. Et autre épisode mythique juste après : « Tooms », le type élastique qui peut entrer par n’importe quelle ouverture, même une petite grille dans ton mur, pour te bouffer le foie.

Après comme dans toute série, il y a eu des épisodes moins folichons, voire carrément chiants, mais globalement, huge fan inside, j’adhérais. Enfin jusqu’au départ de Mulder où j’ai un peu lâché l’affaire (non classée)(huhu).

Toutefois dans les épisodes chers à mon coeur, il en est un, qui s’intitule « L’hôte » (Saison 2, Ep 2), qu’on trouvait au top du dégueu avec ma copine, et qui du coup était dans nos préférés. Des gens mourraient, habités par un parasite, à savoir une douve. Et à un moment, ben les gens gerbaient la douve. C’était immonde visuellement. Tu penses bien qu’il ne nous en a pas fallu davantage pour se marrer, et du coup on faisait un remake quand on se brossait les dents, on crachait façon douve notre dentifrice. D’ailleurs je vais bientôt aller pioncer chez ma cop’, je pense qu’on va grave douver ensemble comme au bon vieux temps.

Mais cessons toutes ces piapiailleries, laisse moi te présenter la maman douve, qui infestait les gentils Américains qui n’avaient pourtant rien demandé.

N’est-elle pas charmante ?

douve

 

Aussi mon cœur n’a fait qu’un bond hier quand, au fil des mes courses, je me suis assise sur un banc de la galerie pour nichonner. Le Destin m’avait placée face à une boutique Sephora. Levant les yeux, je fus éblouie. Elle était là ma douve, symbole de mon enfance. Immense, éclatante, insolente, comme un appel au bonheur, une ôde à la Vie.

Manifestement il y a au moins trois fans de cet épisode dans le Monde : ma copine, moi, et le Responsable Marketing de chez Sephora. On s’est compris mon pote.

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La paupière insomniaque

Il y en a, comme ça, qui réitèrent des éléments quelque peu casse-burnes enquiquinants lorsqu’ils font un deuxième enfant (voire plus).

Certains cumulent inexorablement les bébé RGO, BABI, IPLV (si tu ne sais pas ce que ça veut dire, reste dans l’ignorance, c’est mieux). Chez nous rien de tout ça. Non, moi je fais dans le grand classique.

Je fais des bébés au sommeil merdique.

Alors entendons-nous bien; la Fossette n’a que cinq mois, il est bien évident que je n’attends pas d’elle du 20h-8h. Quoique je sais que certains bébés font ça. Jusque là je croyais que c’était un mythe mais j’en ai vu pour de vrai. Alors bien sûr je nourrissais quelque espoir. En vain of course.

La Ventouse, pour te rafraichir la mémoire, a fait des nuits pas dégueu de 1 mois à 5 mois, puis fini la déconnade, elle nous a offert des nuits pourraves jusqu’à ses 2 ans. Elle se réveillait plusieurs fois par nuit, et seule une tétée la rendormait. Diego était persona non grata. On aurait pu la laisser pleurer pour qu’elle « comprenne », mais à part 2/3 fois où j’étais en burn out, sinon nous n’avons pas souhaité emprunter cette voie. Et aujourd’hui je suis toujours convaincue que c’est ce qu’il fallait faire. La fatigue passe, un jour c’est derrière. La Ventouse est d’une facilité déconcertante à coucher, elle adore son lit, elle se blottit dedans le soir, et j’aime à croire que c’est aussi grâce au fait qu’on ne l’ait pas laissée beugler toute seule un temps qui semble à tout le monde infini.

Au début j’ai cru que la Fossette avait le même rapport au pas-sommeil. Et puis en fait pas vraiment. Elle ne se réveille pas dix fois par nuit. Non en fait elle se réveille…et ne se rendort pas. Elle est contente, elle fait la teuf, gazouille, pousse des petits cris, puis chouine car fatiguée. Alors je parviens à la rendormir…elle dort quinze minutes puis de nouveau se réveille et c’est la fête. Ça peut durer trois heures. Et quand je dis trois heures, c’est pas une expression pour dire que c’est long, non non, ça dure 180 fucking minutes.

Fossette’s attitude, 3h42

excited

Elle se couche maintenant vers 19h. L’autre jour, elle a fait la foire de minuit à 3h du mat. Puis de 4h à 5h, et nuit finie à 6h30. Vala vala vala….Je te raconte pas la journée marmotte pour elle, m’enfin moi si tu veux chaque parcelle de mon corps était dans un semi coma. J’ai même maté le clip de Maître Gims sans changer de chaîne, tu noteras ma déchéance. En plus je trouve le conseil « dors dès que bébé dort » tout moisi. Car c’est le suspense, tu sais jamais combien de temps va dormir ton précieux. Et moi perso, le côté je-m’endors-ayé-je-suis-partie-je-rzzzzz-ouiiiiiiiiin particulièrement cruel. Je préfère ne pas dormir que d’être réveillée cinq minutes après. Alors quand parfois elle pionce deux heures je me dis c’est con j’aurais pu faire de même tiens. Sauf que vu qu’elle me donne pas un planning avant de démarrer la journée, ben je fais comme je peux.

La nuit c’est pareil, je REFUSE de me laisser au sommeil tant que je ne suis pas sûre qu’elle est au pays des rêves pour de bon sinon ça me tue sur place. C’est une question de survie neurologique, si je suis réveillée à peine endormie, je convulse. Un peu comme si en entrée on me servait une salade mangue-avocat-citron. Je pourrais en décéder.

Ce qui a donné lieu à une innocente question de Diego au petit matin « bah oui j’ai bien vu que tu étais restée longtemps éveillée mais je comprends pas…pourquoi tu dors pas ? »

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Diego, s’il avait été un cartoon, aurait à ce moment pris un building munie de multiples épines SUR LA GUEULE.

Pour revenir à nos moutons, le réveil de minuit c’est rare, en général elle se réveille – et c’est flippant – systématiquement entre 3h10 et 3h16. Là c’est la loterie, soit elle se rendort direct après la tétée, soit c’est parti pour la galère.

Physiquement je suis donc quelque peu usée car en plus faut pas compter sur un réveil final au delà de 7h. Quand à 7h45 ton enfant fait sa première sieste matinale, c’est un indice indiquant qu’il se lève beaucoup trop tôt, humainement parlant.

Toutefois moralement, ben écoute ça va encore car je sais que ÇA PASSE. Je me répète ça chaque nuit et chaque fois que, soyons honnête, j’ai envie de lui dire des trucs pas gentils gentils genre mais tu vas dormir bordel de merde.

« Oh, mon bébé d’amour, il est 4h26…DOOOORS ! »

contrax

Et puis sérieux, elle dort d’une traite entre grosso modo, si on arrondit, 19h30 et 3h30, c’est pas mal je trouve ! C’est la définition d’une nuit pour un bébé (plus de cinq heures d’affilée), alors moi je dis on tient le bon bout.

Plus que 19 mois.

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Finding nounou

Eh oui Huguette, on est bien là, mais dans moins de trois mois je reprends le chemin du boulot, et c’était donc le moment : partir en recherche de la personne qui gardera mon précieux pour les deux prochaines années. Je reprends à 80%, je ne travaillerai pas le mercredi.

Notre ex-nounou, bien que compétente et de confiance était, comme je te l’avais dit, parfaitement chiante sur d’autres points. Hors de question de la réembaucher pour la Fossette.

J’ai de la chance, par chez moi il y a de la place. La plupart des ass mat que j’ai appelées avaient de la place. J’en ai rencontré cinq. Et punaise, ça envoyait du goulash.

POTENTIELLE NUMERO 1

J’arrive dans une petite maison, elle me dit de me mettre à l’aise. Nous sommes dans le salon/salle à manger. Il doit faire la taille de ma chambre de cité U. Il y a : une table ronde, un canapé, un fauteuil et un buffet. Le tout à une distance très proche les uns des autres, à peine de quoi circuler. Tout est niquel chrome, je ne vois pas un jouet, pas un matos de puériculture, rien. Après, jme dis peut-être qu’elle a une pièce dédiée aux jeux ? On papotte, rien de spécial à l’horizon. Bon après, rares sont les nounous qui d’emblée te disent « oh écoutez moi je les cogne hein, au bout d’un moment si on peut plus regarder Dr Quinn peinarde… »

J’ai la Fossette dans les bras, elle me propose d’aller chercher un transat. Je dis oui, elle y va, revient, le pose sur le canapé, et me dit « voilà vous pouvez l’installer. »

Euh…sur le canapé ? Elle n’a que 3 mois mais un bon coup de rein déjà, c’est à dire que ça me rassure pas trop de laisser le transat en hauteur quoi. Je pose le transat par terre. Je suis chafouin.

La discut’ continue, et je suis toujours perturbée par cette histoire d’espace de vie hyper limité alors qu’elle garde quatre enfants. Ah ça y est, elle se lève, me propose de voir les jouets qu’elle a. Elle me conduit vers une porte et là s’ouvre à moi…un placard. Un grand placard hein, genre un dressing en fait. Avec des étagères remplies de jouets, un tapis-circuit au sol, une dinette, un petit bureau. « Au début c’était juste pour y mettre les jouets mais au final les gosses adorent y jouer ça leur fait comme une cabane. »

Je veux bien le croire, et en effet ponctuellement ça doit être l’éclate totale, mais bon c’est pas une salle de jeux quoi…ça reste un placard. Je suis peut-être trop exigeante, mais j’ai pas envie que ma fille reste à jouer dans une pièce sans fenêtre.

Je lui demande comment ça se passe pour les activités dessin, peinture and co…ça se passe sur la table du salon. Ok. Mais n’empêche que je vois mal les enfants pouvoir s’étaler, faire des circuits au sol ou je ne sais quoi…c’est trop trop petit !

Pour le coucher, ambiance dortoir, tous les enfants dorment ensemble, du bébé jusqu’au grand de trois ans…bof bof. Je ne verrai pas la chambre : « si on travaille ensemble je vous montrerai la chambre ». J’ai pas insisté je voulais pas passer pour la nana qui viole son intimité, mais j’ai pas bien compris la démarche.

Niveau tarif, pas chère ma foi ! mais bon, j’ai pas le feeling. Sans compter la phrase finale qui tue « je vais vous demander vite une réponse car j’ai pas mal d’appels… » (mon oeil, on me la fait plus)

Conséquence : NEXT !

POTENTIELLE NUMERO 2

Le rendez-vous étant un mercredi après-midi, je m’y rends toute de Ventouse munie. C’est une dame assez âgée, qui me dit avoir fait ce métier douze ans au black, ce qu’elle regrette amèrement pour sa retraite, et qu’elle est agréée depuis trois ans.

J’ai un bon contact avec elle, une grande salle de séjour rangée mais pas trop, des jeux facilement accessibles…elle est fort sympatique avec la Ventouse et la Fossette, la Ventouse semble d’ailleurs adhérer, elle lui raconte sa life.

Niveau activité c’est pas le top du top, c’est pas trop recherché ça reste du basique, mais il y a un p’tit côté « mercredi chez mamie » qui ne me déplaît pas.

Par contre pareil « si vous me choisissez je vous montre la chambre »…je reste circonspecte.

M’enfin je me dis tiens tiens, et pourquoi pas elle.

Sauf qu’elle me donne ses tarifs. Et que j’ai eu un micro décès de quelques secondes. En fait elle se croit encore au black, elle ne fixe pas un tarif horaire, elle s’auto fixe le salaire mensuel qu’elle veut, et ensuite tout n’est que tambouille. Donc, pour les quatre jours de travail, 38 heures par semaine, elle veut 800 euros brut, soit 4.42 euros net de l’heure. Et 5 euros/jour pour l’entretien.

A titre comparatif, la potentielle numéro 1 demandait 3 euros net de l’heure.

Ça pue la fiante de gnou. Elle maîtrise pas du tout la base des contrats de travail, elle fait à sa sauce, et demande d’emblée des sommes indécentes. Pour quatre jours de garde ça nous ferait payer bien plus que cinq jours avec notre ancienne ass mat. Et on est bien d’accord, le but de travailler à 80% n’est pas vraiment de claquer plus de thune en frais de garde.

On ne voulait pas lui demander de baisser, c’est un coup à installer de la rancoeur, à partir sur des mauvaises bases. Genre si on lui demande quelque chose, qu’elle nous ressorte « déjà que j’ai baissé mon tarif pour vous… » Bref ça ne nous paraissait pas sain du tout comme démarrage.

Et puis…« je vais vous demander vite une réponse car j’ai pas mal d’appels… »

Conséquence : NEXT

POTENTIELLE NUMERO 3

Il s’agit de l’ass mat d’une maman avec qui j’ai un peu sympathisé, qui habite mon trou paumé. Sa fille est dans la classe de ma Ventouse, et elle continue d’aller chez son ass mat en péri-scolaire. D’ailleurs c’est pas de bol car autant Diego que moi on a bien accroché avec les parents, mais la Ventouse et leur fille pas franchement. Alors que bon sang, ça serait bien pratique une copine juste à côté ! Toutefois la Ventouse semble ne pas pouvoir la blairer, et c’est réciproque.

Bref, j’ai abordé la nounou en décembre, lui disant qu’on pourrait se rencontrer en janvier. Après, elle ne m’a plus lâchée le soir. Ça m’embêtait car j’avais l’impression qu’elle pigeait pas que j’allais en voir d’autres, elle avait l’air de penser que c’était du tout cuit.

Elle habite juste à côté de l’école (mais vraiment hein, depuis la cour on voit le pignon de sa maison). Le jour J je me rends chez elle, on papotte…la sauce ne prend pas. Y’a un truc que je sens pas. Niveau tarif elle est normale, par contre niveau tarif de bouffe, elle demande la somme astronomique de 6 euros/jour, même pour un bébé diversifié qui ne mange que quelques cuillères. Elle demande cette somme car elle achète tout bio. Euh ouais mais non. 96 euros/mois juste pour faire manger mon bébé le midi et pour un goûter, ça va aller ou bien ?

Je lui demande si elle laisse pleurer. Honnête (on peut déjà lui reconnaître ça), elle me répond que oui. Car « certains ont besoin de pleurer pour s’endormir » Je crois que « certains » se transforment vite en « tous » pour peu qu’ils aient besoin d’être bercés ou rassurés à plusieurs reprises.

Après il y a des choses que j’avais vues…genre elle vient TOUJOURS à l’école avec les mômes dans la poussette, en chaussons. Alors qu’ils savent marcher et qu’elle habite tout près. Je dis pas de temps en temps s’il pisse de flotte ou qu’il over caille, mais tout le temps…ça leur ferait du bien, une petite promenade, aux mouflets.

Et puis…« je vais vous demander vite une réponse car j’ai pas mal d’appels… »

Conséquence : NEXT !

Pour info quand je lui ai dit qu’elle n’était pas l’élue j’ai bien vu qu’elle n’avait pas trop vu le refus venir. Depuis, le soir, ben elle vient plus me parler, elle me salue juste de loin, si nos regards venaient à se croiser.

POTENTIELLE NUMERO 4

Là je t’avoue, c’était le gros lot. Cette personne a illuminé ma journée. J’arrive, elle ouvre la porte, et comment dire…j’entre dans une maison en bordel, on aurait dit chez moi. Il y a une légère odeur de tabac. Clairement, elle ne fume pas dans la maison, mais bon elle sent quoi. Elle me conduit jusqu’au salon. La télé est allumée, ce qui est son droit le plus strict, elle ne gardait aucun enfant ce jour là. Sauf qu’en fait, elle ne l’a jamais éteinte.

On commence à papoter…rien à signaler…Et puis on cause nichonnade. Je lui explique que, comme pour la Ventouse, je ne sèvre pas, je tirerai mon lait, mais que si ma fille n’en veut pas, elle aura en remplacement des yaourts, vu qu’on aura commencé la diversification. Je ne m’acharnerai pas sur un bib, et je lui demande si ça lui pose problème. Elle me regarde avec des yeux qui doivent ressembler aux miens lorsque Diego tente de me faire un exposé passionné sur le caractère énergivore des poêles à bois selon la surface à chauffer, l’isolation et l’aération de la pièce.

Un peu comme ça

cri

Et puis lui prend l’envie de commenter « oh mais moi vous savez, je suis pour l’allaitement hein, d’ailleurs j’ai allaité mes enfants, jusqu’à leur 9 mois de grossesse. »

J’ai marqué une pause pour voir si elle se rendait compte que ça voulait rien dire, mais rien ne s’est passé, on a donc enchaîné. Je pense qu’elle a fait une association d’idées entre les 9 mois, et la grossesse. Ou alors elle avait bu.

Elle me fait visiter la maison, bon point pour elle. Elle me montre les chambres, qui sont celles de ses enfants la nuit. Bon, ça sent le fauve. M’enfin aérer c’est surfait finalement.

Elle me dit qu’elle a le matos pour accueillir un bébé. Elle désigne le dessus d’une armoire avec des trucs empilés en bordel jusqu’au plafond : « là j’ai un transat. Quoique…elle aura 7 mois et demi…ils vont encore dans le transat à cet âge là ? »

Mais que c’est beau de voir une Professionnelle de la Petite Enfance en pleine réflexion.

Après, on revient sur cette sombre histoire d’allaitement. « Mais…donc si vous sevrez pas, votre fille ne mangera pas ? Jamais ? »

Je l’ai rassurée sur le fait que moi je donnais son lait mais qu’elle serait diversifiée, comme mentionné en début de conversation.

Elle me demande quel est le rythme de la Fossette, à quelle heure elle fait ses siestes…Je lui réponds que c’est pas bien utile d’en parler là, vu que ça ne serait pas le même en mai.

Les enfants n’ont accès qu’au salon, à aucune autre pièce à part la chambre, officiellement car ça n’aurait pas d’intérêt pour eux, à mon avis c’est aussi car, en particulier pour la cuisine, elle ne saurait pas forcément assurer la sécurité.

Niveau tarif c’était parfaitement raisonnable, m’enfin voilà quoi.

Sur le pas de la porte, au moment de se quitter, elle me pose une question existentielle : « mais les couches, vous les donnerez au jour le jour ou vous me donnerez tout un paquet d’un coup ? »

Et puis…« je vais vous demander vite une réponse car j’ai pas mal d’appels… »

Conséquence : NEXT !

POTENTIELLE NUMERO 5

Celle-ci en vérité je l’ai rencontrée en avant dernier. Sa maison est bien située je ne fais qu’un tout petit détour sur le chemin du boulot. A dire vrai, j’ai su que c’était la bonne à l’instant où elle a ouvert la porte. Sa façon de me sourire, j’en sais rien, je l’ai trouvée chouette. Quand je suis entrée, deux loupiots (18 mois et 2.5 ans) sont arrivés et m’ont dit bonjour total à l’aise. Les enfants jouent dans une partie du salon. L’autre partie ne leur est pas trop accessible, en gros la partie « canapé-télé-statuettes design au sol ». Mais bon, il y a pas mal de jeux dans « leur » partie.

Les enfants ont l’air très à l’aise avec l’ass mat, beaucoup de tendresse. Je l’ai aussi vue réagir quand l’un a tapé sur l’autre, ça m’a semblé approprié.

Chaque enfant à sa chambre.

Elle fait pas mal de sorties, elle va à la bibliothèque fréquemment, elle voit une pote ass mat une fois par semaine avec ses petiots pour qu’il y ait des échanges (ici les ass mat indépendantes n’ont pas accès aux activités du RAM, il est exclusivement dédié aux ass mat de la crèche familiale)(et moi je veux pas d’ass mat de la crèche familiale).

Elle fait pas mal d’activités manuelles avec les enfants, y compris de la cuisine.

Bref, elle m’a plue.

Et enfin, macoumba club dans ma tête, elle est au clair sur la partie législative ! La SEULE des cinq ! J’en avais même pas parlé, les autres faisaient à leur sauce, et quand au final (alors que j’avais déjà décidé de moi à moi qu’elle serait Ze One) on a abordé la question, j’ai constaté qu’elle gérait. M.E.R.C.I.

Elle a donc par exemple pigé que, la première année, elle partirait certes en congé mais ça serait du sans solde car elle n’aura pas encore acquis de congés. Ça m’a soulagé mais d’une force.

Dans ma tête à ce moment précis

teuf

Niveau tarif, elle est plus chère que ce qu’on pensait mettre, sans pour autant que ça soit indécent, et par rapport aux autres on trouve ça justifié au regards des activités proposés, des sorties etc.

Et, et, et…je n’ai pas eu droit à la phrase qui tue pour mettre la pression.

Conséquence : ass mat trouvée !

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Le Multi Challenge : les vacances scolaires

Je fais vite, rapport au fait qu’il me reste peu de temps avant que ma solitude si chèrement acquise ne s’auto détruise. Les mouflettes siestent, mais pour combien de temps ? Tout n’est que suspense. J’ai peur de prévoir quelque chose, car systématiquement l’une d’entre elles se réveille. Si j’ai rien à foutre, ben elles vont pioncer de concert pendant deux heures. Là, au moment où je t’écris, j’essaie d’envoyer des ondes d’ennui profond à l’étage pour que surtout elles ne sentent pas que je suis occupée.

J’entame la deuxième semaine de vacances, seule avec les deux filles, pour la première fois. La Ventouse ne fait quasi plus de sieste, mais elle est dans la période délicate où en fait elle serait bonne pour siester vers 17h, sauf que c’est pas trop la bonne heure pour une sieste. Du coup elle est relou, et chougne au moindre truc.

Il faut donc l’occuper de 7h30, heure du lever de l’enfant, jusqu’à 18h30, heure d’arrivée de Diego.

Afin d’épicer ces doux moments d’enfance je me suis équipée, comme tu le sais, d’un bébé âgé maintenant de quatre mois. Cela me donne à vivre des instants de vie absolument délicieux.

Maman : – La Ventouse ? Je monte coucher la Fossette. Tu sais que quand je l’endors il ne faut pas faire de bruit et que je ne peux pas descendre comme je le souhaite hein ? Je reviens dès que je peux.

La Ventouse : – D’accord maman !

(Là je me donne à donf pour bercer et endormir la Fossette)

V : – Mamaaaaaaaan ?

M : – (en pensée) Raaaah mais putaiiiiin je peux pas te répondre elle est en train de sombrer là, si je l’ouvre faudra tout recommencer !

V : – Mamaaaaaaaaaaaaaaaan ! Mamaaaaaaaaaaaaaaan !

Et MERDE. So close.

endormissement

M : – (Sur un ton que seule une mère peut utiliser, le ton mi-chuchoté, mi-hurlé) : KOU-WAAA ?????!!!

V : – Je trouve pas mon chausson mamaaaaaaaan

La Fossette : – Beuheuheu, ouiiiiiiiiinnnn

M : – Shhhh La Fossette, Shhhhhh…La Ventouse, je peux pas t’aider là, c’est pas grave, tu attends que je redescende, je t’aiderai.

V : – … Hein ? T’AS DIT QUOI MAMAN ? 

M : – (en pensée) mais FUCK FUCK FUUUCK, tu veux que je fasse un AVC, c’est ça ?

V : – Hein Maman ? Z’ai pas entenduuuuuuuu

M : – Je t’ai déjà dit que quand je monte coucher ta soeur, je ne PEUX PAS te répondre ! Tu ATTENDS bordel de bite moisie !

F : – Hmmf hmmmffff ouiiiiiin

: – Mais maman, trouve pas mon chaussoooon beuheuhouiiiiiiiin ! WHOUUUUUU-IIIIIIIINNNNN !

Voilà, j’ai donc, pour de multiples raisons, environ quatre micro décès cérébraux en une journée. Et une journée de vacances scolaires, c’est très long. Je propose de donner une légion d’honneur à toutes les mères au foyer, ainsi qu’un accès no limit à un spa, un masseur perso, et des M&M’s sans calories.

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Ascension sociale : l’échelle du lave linge

Quand tu réfléchis à ta vie, tu te rends qu’il existe un élément totalement objectif qui te permet de te rendre compte que vindiou, t’as fait du chemin : le lave linge.

Car sache une chose : tu as réussi ta vie quand tu as trouvé la distance idéale entre toi et la possibilité de rendre ton linge propre de façon confortable.

Etape 1 : tu quittes le foyer familial

T’as 18 piges, et tu pars en fac. Tu vas loger ton humble fessier dans un nombre de mètres carré à un seul chiffre. C’est donc vite vu : t’as pas de lave linge. Ni de télé. Ni de chiottes. Ni de vraie cloison. Mais on va pas pinailler.

Si t’as une urgence de fringue tu peux te retrouver à laver ta culotte dans ton propre lavabo avec ton Mir Express, mais tu fais ton deuil du rinçage. Sérieux, on peut rincer correctement une culotte sans utiliser 40 litres ?

Tu rapportes donc le vendredi soir ton sac avec tes loques, et tu refiles le tout à ta mère. Elle est terriblement contente, c’est un peu comme si tu étais de nouveau à la maison en fait. C’est beau comme des fringues qui puent peuvent participer à l’épanouissement maternel.

Etape 2 : tu t’éloignes encore plus du domicile

Tu pars à la capitale pour tes études, et comme les loyers sont une insulte, tu fais comme tu peux et loues donc une chambre chez une vieille qui vit seule dans un grand appart du 12e. Pour 300 euros, tu as une chambre d’environ 14m2 qui ne ferme pas à clef, des sanitaires et une cuisine en commun avec ta logeuse, un emplacement d’environ 20 cm sur 30 dans le frigo, une télé qui hurle le soir jusqu’à 23h, des reproductions du Christ partout même avec les casseroles, des prospectus anti-avortement glissés sous ta porte.

Par contre pour ce prix, le PQ n’est pas fourni, et étant chez elle, la logeuse n’hésite pas à rentrer dans ta piaule afin de touver ce qui a provoqué une hausse de sa facture EDF…le fautif fut ainsi démasqué : c’était bien évidemment ton magnétoscope (oui en 2003 c’était pas encore entièrement has been je te f’rais dire)

Le logement contient un lave linge…oui mais ta logeuse ne t’en laisse pas l’accès. Etant une jeune adulte tu dois être satanique, tu pourrais non seulement casser la bête, mais en plus cela engendrerait une hausse des factures énergétiques ma pauvre amie. Tu pourrais sans doute entrer dans le cercle privilégié des utilisateurs du lave linge si seulement tu te joignais à quelques routines religieuses, telle la messe dominicale, ou mieux encore le Rosaire du samedi après-midi, avec les deux potes de la proprio et l’étudiant en Histoire de 25 ans qui vit dans l’immeuble (tu as envie de rajouter « puceau » après « étudiant » mais tu te ravises. Tu sais te tenir quand même). Toutefois, aussi tentant que cela soit de se balancer d’avant en arrière en disant « mon Dieu protégez-moi du Démon et de la Tentation » pendant deux heures, tu préfères te traîner au lavomatic en écoutant l’album 18 de Moby et en lisant « Les Monologues du vagin » (et en cadeau à toi même, tu le laisses trainer bien en évidence dans ta chambre pour la prochaine fois que la vioc viendra y fourrer son vieux nez).

Etape 3 : l’appart tout petit petit

Après dix huit mois chez mémé bigotte, tu pars pendant quelques semaines chez ta soeur, puis tu rencontres ton mec. Comme il te manque tout le temps, tu t’installes chez lui (avec son accord hein).

L’homme a un lave linge. Tu frétilles de la culotte, désormais propre sans avoir à migrer dans le froid. L’objet tant désiré partage ton quotidien, c’est comme un colocataire. Installé dans la cuisine (pas le choix), tu dois mettre la télé au niveau sonore maxi pour entendre si Susan va pécho Mike (oui, c’était la première saison). Tu connais par coeur ce ronron familier, le début du cycle de lavage, l’essorage, la vidange…tout. C’est tout de fois pratique quand tu as mangé un peu trop de chili. Tu mets en route une lessive et hop, tu vas pourrir les chiottes.

Avec ton conjoint, tu pars t’installer dans un appart plus grand…mais le lave linge trône toujours au coeur de la cuisine ouverte, berçant vos soirées et vos dimanche après-midi.

Etape 4 : la baraque

Fraîchement diplômée et embauchée, tu décides avec ton gars de franchir une étape : la location d’une maison. Ce qui implique l’éloignement des zones très urbaines, mais étant plutôt du genre pécore, ça vous va.

La maison est trouvée…malgré sa taille très honorable, la meilleure place pour le lave linge reste la cuisine. Toutefois, là où on voit que t’as gravi un échelon social, c’est que c’est une cuisine éloignée du salon/salle à manger, et que tu peux FERMER LA PORTE. A toi les siestes crapuleuses non rythmées par le tambour, à toi les soirées à mater Kaamelott en restant à une distance raisonnable des enceintes.

Par contre, si tu dois aller en cuisine, c’est comme si tu faisais un petit tour dans un turbo réacteur.

Etape 5 : l’achat de la maison

Tu te lances. Les visites, les banques, les heures passées sur sologer ou leboncoin…Et à chaque visite, cette lancinante question : mais où planquer le fichu lave linge ? Tu ne peux décemment pas t’endetter sur 20 ans pour vivre avec ça à tes côtés, soyons sérieux deux minutes merde.

Et enfin, LA maison. Avec…luxe absolu…une buanderie ! N’est-ce pas là le Paradis auditif ? Quand tu vas avec ta corbeille en plastoc achetée chez Gifi remplie de linge bourrer ta machine, que tu appuies sur le bouton Start, que tu refermes la porte et que tu n’entends qu’un tout petit bruit dans le lointain, tu en chialerais putain.

Et le programmateur. Mon dieu le programmateur. On peut lancer une lessive en pleine nuit aux heures creuses sans en entendre une miette. C’est magique. Tu dors, et le matin c’est fait. Oui bon ok c’est un peu le principe du lave linge, mais la portée symbolique n’est pas la même quand ça se fait pendant que tu pionces. C’est un peu comme quand tu es chez toi au plumard et que tu sais que tes collègues bossent.

9h46 (oui, je suis en congé mater remember)(tu peux me détester), j’ouvre la porte de la buanderie

pouff

Etape 6 : gagner au loto

Nan mais j’y crois, j’ai déjà gagné 4.60 €. Je compte réitérer l’exploit, en gagnant cette fois quelques millions. Et là, ranafout, j’aurais une employée qui viendrait chercher mon linge, et qui irait le laver je ne sais même pas où tellement j’aurai de dépendances sur mon terrain. Et puis j’aurai quelqu’un pour gérer la paperasse, je m’occuperai même pas de ses bulletins de salaire, de ses congés et tout le merdier.

Moi j’aurai juste à le mettre dans la corbeille en acajou sertie de pierres précieuses.

 Et toi t’es à quelle étape ?

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Angiome : toi aussi, accessoirise ton nouveau né

Parce qu’accoucher d’un bébé tout rose tout net c’est so 2012, j’ai décidé (ou pas) de mettre au monde une petite fille munie d’angiomes.

C’est quoi un angiome ? Et bien c’est un problème vasculaire créant une rougeur. Il y en a de différentes sortes.

J’ai remarqué ceux de ma Fossette à son 2e jour. Elle en a une multitude, genre tâches de rousseur, sur la nuque. Et puis, sur le sommet de son crâne, j’ai remarqué une tâche rouge qui faisait environ 5 mm. Sur le coup la buse que je suis a cru que la SF lui avait égratigné la tête en perçant la poche des eaux. J’étais fatiguée.

La pédiatre de la maternité m’a dit que ça allait partir. Ben ok ma caille.

Sauf que la tâche sur la tête s’est mise à grossir. C’est subtil, nous on n’a pas bien vu en direct, c’est sur les photos qu’on a constaté le phénomène.

Lors de la visite du premier mois, le pédiatre m’a expliqué que les petits angiomes sur la nuque ne partiraient pas (mais bon ils sont discrets), et que celui sur le crâne est un angiome dit tubéreux, qui devrait partir vers 2/3 ans. Et qu’il allait encore grossir, faire comme un bosse. En gros c’était que le début quoi.

Ah bah je te le confirme ! Maintenant il fait environ 3/4 cm de diamètre, nous fait un beau relief et comme je donne pas dans le genre chevelu, il se voit à mort.

Oui, c’est ma Fossette. Et non, là comme ça on dirait que le cheveu est multiple, mais étant très blonde, on les voit pas à la lumière naturelle.

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Esthétiquement c’est pas top, on dirait une plaie. Le pédiatre m’a posé cette question fort à propos : « vous avez eu des remarques ? Non ? Ben attendez-vous à en avoir. »

Et en effet…bon pour les gens qui me connaissent, qui savent que je ne confonds pas ma fille avec un bulot et donc que je ne vais pas lui enfoncer ma pique sur la tronche, j’ai juste un « oh mince, il lui est arrivé quoi ? »

Pour les inconnus…bon personne n’a osé venir me voir, mais j’ai droit à moult regards appuyés…je vois bien que les gens se posent des questions.

Quand j’ai surfé sur le net, j’ai lu que pour les parents c’était dur car il fallait renoncer à « l’enfant parfait »…euh ben ici c’est sûr qu’on aurait préféré sans, mais à partir du moment où c’est pas dangereux, et en plus que ça va se casser tout seul, ben ça va quoi, on va attendre un peu pour la thérapie familiale.

Toutefois, il s’avère que l’angiome de la Fossette noircit. Des petites tâches sont apparues. C’est à surveiller car ça peut, je cite, « s’ulcérer », et devenir grave dégueulasse (oui, « dégueulasse » est aussi un terme médical reconnu). J’ai bien évidemment maté des images sur Google, j’ai failli régurgiter mon Ferrero Rocher, et nous surveillons donc l’évolution du changement de couleur. Si ça s’étend trop, on devra voir des médecins d’une consultation spécialisée dans les angiomes afin de voir s’il faut intervenir.

J’espère qu’il restera peinard, qu’il fera sa petite vie d’angiome sage, et qu’il va se barrer comme prévu sans nous péter les burnes. Car par contre ça m’embêterait qu’on doive lasériser ou que sais-je…est-ce que les cheveux pourront pousser à cet endroit là ?

Et je t’arrête tout de suite : on n’est pas dans un conte fantastique avec une histoire de tâche bénie qui réalise les souhaits ou porte chance. J’ai rempli une grille du loto en touchant l’angiome, ben j’ai pas gagné.

L’angiome, c’est juste une putain d’arnaque.

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