Give me five.

Je me la pète sans doute, mais j’ai décidé d’inventer un nouveau concept qui, j’en suis sûre fera fureur et marquera des générations entières d’internautes : le blog à billet annuel. C’est super simple, ça ne demande que très peu de neurones pour piger : tu as un blog, et tu y écris une fois par an. Voire deux, histoire de surprendre ton public. Surtout pas plus, sinon tu tombes dans le blog classique, et au secours quoi. Laisse tomber comme c’est téléphoné. C’est bon quoi je vaux un peu mieux que ça, je suis grave une rebelle.

Bon je te redessine quand même le tableau familial : la Ventouse est désormais pourvue de cinq années au compteur (gniiii), la Fossette de deux (gniiii, gniiiiii), et le Diego de 37 ans (c’est une vieille chose).

Je sais que j’avais dit que je ne voulais pas d’autres enfants, que la vie à quatre me convenait et autres conneries. Sauf que la vie parfois, elle met sur ton chemin des petites surprises. Tout était mis en oeuvre que ça n’arrive pas, malgré le harcèlement les tentatives de persuasion de la Ventouse. Mais comme la Ventouse commande à l’Univers, c’est arrivé quand même.

Sur l’instant j’étais décontenancée je t’avoue. Ça a donné lieu à de multiples discussions avec Diego sur le grave sujet de « on le garde, ou pas ? » Mais en fait, j’avais depuis le début la réponse en moi. J’étais prête, je crois. Et Diego, avec un petit sourire, m’a dit « on est fous, mais on fonce. »

Tu l’auras compris, nous avons donc un chat. Mes voisins ont décidé de vendre leur maison sur un coup de tête, et d’acheter un grand appartement sur Paris. Genre toi ton coup de tête c’est de passer une commande sur La Redoute sans code promo, eux ils achètent un 120 m2. Ce qui ne m’étonne guère en même temps, je me demandais depuis des lustres ce qu’ils foutaient en pleine cambrousse. De toutes façons ils menaient une vie de Parisiens à la Woody Allen, genre se lever relativement tôt le dimanche pour aller prendre un brunch sur la capitale.

Oui, tu as bien lu. SE LEVER TOT. Ces gens me tuent. A l’occasion il faudra que je te raconte (rendez-vous en 2017).

Mes voisins avaient deux chats, mais qui ne pouvaient point se blairer. Une chatte très câline, et un mâle, que nous appellerons Bretzel, c’est le meilleur hommage que je puisse rendre à ce fameux biscuit apéro (si tu n’aimes pas, je t’invite à décéder dans une souffrance lente et subtile).

Ils ont pensé à juste titre que mettre les deux matous dans un appartement allait virer à la guerre interstellaire. Alors, ils ont décidé de n’en prendre qu’un. Leur choix s’est porté sur la plus sympatoche. Ne soyons pas fourbes, on aurait tous pris le plus rougnougnou câlinou.

Et puis Bretzel adore être dehors, il aurait été malheureux en appartement, toussa toussa.

Connaissant ma faille, mon amour pour la gent féline, ma voisine m’a donc proposé de recueillir leur animal. Nous avons dit oui.

Le jour où nous l’avons pris, ce sont les deux enfants, âgés de 9 et 10 ans, qui l’ont porté jusqu’à chez moi. J’étais pleine de compassion pour les deux gamins (alors qu’honnêtement je n’ai jamais accroché avec eux)(les enfants des autres tu sais, c’est sale). Après les adieux, j’ai laissé Bretzel découvrir son nouveau foyer. Il a été fort bien accueilli par une Fossette qui s’inquiétait de son bien être. Aussi, afin d’être certaine qu’il se sente au mieux, elle le traquait, puis en face de son museau lui posait la fatidique question : « AVAAAAAAAA GNAA? » (« comment vas-tu, ami félin ? »). Le tout crié à 742 décibels, pour être sûre qu’il comprenne bien.

Bretzel a bien compris, il a pissé sur le canapé. Là, je me suis dit qu’on avait fait une connerie. Mais en fait, c’était seulement l’expression d’un léger stress.

Le lendemain matin, les voisins sont partis. Je me suis dit qu’il allait errer dans son ancien chez lui et que ça allait être dur pour lui de comprendre qu’on était ses nouveaux maîtres. Je craignais qu’on n’arrive jamais à le faire nôtre.

Pfff ! DES LE LENDEMAIN, Bretzel est revenu le soir chercher ses caresses, sa bouffe, et il s’est vautré avec nous dans le canapé. Hop, adopté le bestiau, sans un pli sans une rebiffade.

victoie

Trop simple

Je crois qu’en fait il est vachement mieux avec nous. D’ailleurs les autres voisins nous ont dit qu’il avait déjà été agressif avec eux par le passé (genre je te crache dessus, en mode racaille), et depuis et bien c’est un matou tout pacifique.

Call me Brigitte (Bardot)(parce que ya Brigitte Trogneux aussi)(mais du coup ça n’a rien à voir avec les animaux, et puis c’est un nom, ben euh, euh…moche)

PS/ Bon anniversaire à toi (oui toi, là)

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7 commentaires pour Give me five.

  1. mamalocablog dit :

    Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
    Tu as toute ma gratitude, putain je suis mumue je vais chialer.

  2. Steph dit :

    Tu m’as eu ! J’y ai cru au troisième ^^
    Tu ne veux pas adopter mes chats non plus ? J’en ai deux qui pissent vraiment partout !

  3. Zou dit :

    Bon, je suis couasiment certaine que le bon annif c’était pas pour moi mais j’en prend quand même un morceau parce que c’était le 3 novembre, et parce que j’aime m’incruster, merci hein c’est sympa d’y avoir pensé.
    Félicitations pour ton petit dernier ^^ (j’y ai cru aussi rrr)

  4. ptitecarotte dit :

    et même à billet annuel, ça fait vachtement plaisir de te lire. Alors vive Bretzel.

  5. Aloès dit :

    C’est bon de te lire, même une fois par an, ça met en joie !

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