Mon accouchement : comme un bon gâteau qui a foiré à la cuisson. Ep 2

Le début du récit c’est

(Et désolée je vais pas bien vite niveau écriture, j’ai deux gosses gniii)

Je suis seule avec mon monitoring. Et avec la SF, que j’appellerais Lise tiens. Elle me pose quelques questions bateau, genre qui je suis, et me pose une voie fermée tellement bien que j’ai rien senti.

J’avais dit à ma mère que je lui téléphonerais pour confirmer qu’ils doivent se bouger le boule le lendemain. Je préviens Lise en sortant mon téléphone « j’appelle ma mère pour lui dire qu’ils peuvent venir. »

La SF me rétorque instantanément, paniquée « comment ça qu’ils peuvent venir ??? »

« Ah non non, mais pas ici maintenant, demain »

Elle est soulagée. C’est marrant dans cette mater c’est un truc qu’on nous a répété 154 fois : UN SEUL ACCOMPAGNANT.

Ma mère me tient le crachoir 3 plombes. Elle est surexcitée et a du mal à se contrôler. Du coup elle me parle des chats, c’est dingue il y avait des chasseurs alors les chats ils l’ont senti hein, alors ils restaient dans la maison.

Maman, je contracte, maman je t’aime mais laisse mouaaaa. S’il te plait. Ma mère parie que je vais accoucher à 4h du matin. Putain d’instinct maternel.

Elle raccroche (enfin). Là j’ai un défilé de divers soignants, qui ne me touchent pas mais me posent mille questions : est-ce que j’ai fait un projet de naissance, si c’est mon premier bébé, si la grossesse s’est bien passée, à quel terme j’en suis, si j’ai déjà vu l’anesthésiste, le prénom de la petite, si je suis mariée, si on a fait une reconnaissance anticipée (cette question reviendra sans cesse). Je réponds mais j’ai envie de dire « mais allez prendre mon dossier…non ? »

Avec tout ça il est presque 22h30. On me met en salle de pré travail. C’est une chambre double. Heureusement malgré les cinq accouchements de la nuit, je ne serai pas amenée à partager les lieux. J’ai à disposition un ballon, une douche, la lumière est tamisée. Franchement ça va, c’est cosy. L’aide soignante qui s’occupe de moi est toute mimi.

J’envoie des sms à quelques proches avec qui j’ai envie de partager l’instant. Je n’éprouve pas encore le besoin de « buller ». C’est gérable.

Pour la Ventouse je ne supportais rien d’autre que d’être debout. Là, j’ai envie de faire l’amour avec le ballon. Je suis très bien dessus. Je décide de mettre la blouse. Grosse grosse question : ouverture devant ou dans le dos ? Je me dis que ça doit s’ouvrir devant, pour ensuite pouvoir mettre le bébé au sein (perdu)(et je passerai pour une demeurée un moment plus tard).

Les contractions s’enchainent toutes les cinq minutes. Au début, une chanson me vient : « dilate petit col ». Ça vient tout seul et comme je suis en solo je suis le mouvement.

Après, je vais me mettre à parler racaille. Quand une contraction arrive, je parle à Petite Soeur tout en faisant des mouvements sur le ballon, avec l’accent de la téci. Ça donne un truc genre « mais vas-yyyy, surfe sur la contraction, nique lui sa mère, vas-y ma fille, tu la chopes, tu la retournes, et elle se casse, yeaaaah, come on girl. »

Oui.

J’ai le groove en salle de pré travail.

fab

23h. Là d’un coup ça devient plus difficile. Je pense à ma Ventouse, et je dois me concentrer un peu plus lors d’une contraction. Mais je gère toujours.

23h20 : sms de Diego : il part de chez ma collègue. Il sera là vers minuit.

Je suis toujours une racaille. Je ballonne, et l’aide soignante vient tranquille m’apporter le livret d’accueil de la mater ainsi que la « liste des goûts » destinées à la cantoche. C’est une listes de famille d’aliments, je dois barrer ce que je n’aime pas. Hyper fiable, puisque j’aurai un truc que j’ai barré à deux reprises pendant le séjour.

Je suis assez étonnée qu’on me file ça pendant le Travail je t’avoue. Ça te ramène à une réalité très terre à terre, limite on te demande de faire ta déclaration d’impôts, alors que juste tu donnes la vie à poil avec une blouse à l’envers, juchée sur un gros ballon rose.

Sur certaines contractions, je dois commencer à souffler (un peu).

Minuit : Lise la SF revient, pour un monitoring. Je m’allonge sur le lit. OK, douleur multipliée par cinq, c’est fun. Elle m’examine, et PILE à ce moment là, Diego entre dans la pièce.

« 4,5…pas encore 5. Ça avance tout doucement dis donc. Et vous avez accouché en sept heures pour votre première ? Ah…. »

Merde…je suis assez surprise car je trouve que les contractions vont crescendo, en trois heures j’ai dilaté de même pas 2 centimètres. Je peux pas m’empêcher de comparer avec la naissance de la Ventouse..en 3 heures j’étais passée de 3 à « presque 7 ».

Diego est là, si ça trouve mon moi mon surmoi et mon ça voulaient l’attendre. Nan mais c’est sûr, maintenant qu’il est là, ça va pulser.

Je le préviens que je parle racaille. Je crois que j’ai bien fait car c’est quand même hyper bizarre. « Yeah, that’s my girl, c’est bon t’es une routarde de la contrax, c’est une de moins à se taper par la suite, vas-y tu montes dessus, tu descends, tu me fais dilater, yeah, give me ten. »

On passe un moment relativement zen avec Diego. Ce qui est bien c’est qu’entre les contrax je n’ai aucune douleur. Par contre, elles s’intensifient. Je ballonne et je reste debout à mort. Diego me masse avec des huiles essentielles spécial accouchement pour m’aider dans le dedans de moi-même.

Pour dilater, il faut savoir donner de sa personne.

bonnasse

La racaille finit par fermer sa mouille, maintenant je dois souffler sur une contraction. Et je t’avoue, je commence un peu à être fatiguée. J’ai envie de dormir, je tente même une montée sur le lit mais nop, mon corps me dit « tu crois quoi putain ? Qu’on est samedi matin chez mémé ? Allez debout ! »

2h30, Lise revient. Elle m’examine. Je suis toujours à 4,5. Ça n’a pas bougé. Paie ton coup dur. Elle me dit que Petite Soeur est très haute, elle n’appuie pas sur le col. Elle va revenir pour une séance de monito, mais là, vu comment ça se présente « il va falloir prendre des décisions. »

« 4,5 … »

itipn

A suivre…

Publicités
Cet article, publié dans Multy for 14, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

10 commentaires pour Mon accouchement : comme un bon gâteau qui a foiré à la cuisson. Ep 2

  1. Normale Woman dit :

    Nooooooooooooooooooon!

  2. Steph dit :

    Roh on la sent venir la fin foireuse 😦

  3. laue dit :

    Aïe aïe aïe…

  4. clarisse dit :

    Chaque fois ça me rend triste et ça me met en colère en même temps: pourquoi t’examiner, elle ne sait pas le voir en te regardant que le travail avance? Et puis 5, 7 pour le col, on s’en fou ce sont des estimations bidons. Combien d’accouchements brimés avant qu’on obtienne une femme=une sage-femme?! Et puis les maternités physio, ils semblent qu’elles sont à peine mieux que les autres. Les accouchements tu dois les plier en souriant, au rythme décidé par les sage-femme, ou alors on t’appareille hein, vilaine petite coquine qui croyait qu’elle pouvait le faire toute seule…

    • kisbuel dit :

      Hou je te sens vénère. Et en même temps tu décris bien le ressenti que j’ai, qu’on ne nous a pas laissé aller à notre rythme. -_-‘
      Tu viendras lire la suite, si t’es colère là, prend un lexomil au cas où, ça va pas devenir bisounours

  5. mamalocablog dit :

    Vite la suite nom d’un prout!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s